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Le Vault, l’ultime clé de votre dispositif de résilience

Valentine D'Ignazio
octobre 7, 2026

Isoler les données critiques pour mieux les protéger et accélérer la reprise : le rôle croissant des Vaults dans la résilience cyber.

Face aux cyberrisques, les entreprises doivent s’assurer d’être en mesure de restaurer rapidement leurs systèmes informatiques essentiels à la poursuite de l’activité. Dans cette optique, de plus en plus d’acteurs mettent en œuvre un Vault, un environnement isolé conçu pour préserver l’intégrité des données, renforcer leur protection et faciliter la reprise des systèmes. Anidris x Easi, acteur de référence de la gestion des infrastructures et des données critiques au Luxembourg, accompagne les entreprises dans la mise en œuvre d’une telle solution, en s’appuyant notamment sur la plateforme de gestion des données Cohesity.

 

Au sein d’une entreprise, l’indisponibilité des systèmes d’information entraîne le plus souvent un arrêt total de l’activité et peut engendrer des impacts à l’échelle d’un vaste écosystème. Dans ce contexte, l’Union européenne a souhaité prévenir ces risques en obligeant les organisations considérées comme critiques à renforcer leur résilience. Dans le secteur financier, DORA oblige les entités régulées à prendre un certain nombre de mesures. Dans d’autres domaines, ces enjeux sont abordés à travers la directive NIS2.

Renforcer ses capacités de reprise

« Aujourd’hui, effectuer des sauvegardes régulières ne suffit plus à garantir la résilience de l’entreprise. Des backups compromis peuvent en effet priver l’entreprise de toute possibilité de reprise. Or, de plus en plus, ces copies sont elles-mêmes ciblées par les attaquants, que la menace vienne de l’extérieur ou de l’intérieur », explique Pierre Barrier, Data Management Consultant chez Anidris x Easi.

Comment peut-on dès lors garantir la reprise des activités ? « La mise en place d’un Vault répond à cet enjeu. La solution vise à conserver une copie des données dans un environnement isolé de l’environnement de production, avec des échanges et des accès strictement contrôlés, poursuit l’expert. Des mécanismes d’immutabilité viennent de plus protéger les données contre toute tentative de modification ou de suppression, cela pendant une durée définie. Enfin, les données sont soumises à l’analyse de solutions antivirus et antimalware, afin de détecter des traces de compromission et permettre une restauration dans de bonnes conditions. Au-delà de la copie immuable et sécurisée, la mise en place d’un Vault peut être associée à la mise à disposition d’une une infrastructure de récupération dédiée, permettant de restaurer et de valider les systèmes dans un environnement cloisonné. »

Préserver les services essentiels

Le Vault est dès lors un écosystème à part entière. Son efficacité repose sur l’articulation entre protection des données, infrastructure de récupération et procédures opérationnelles. Sa mise en œuvre, cependant, ne s’improvise pas. « Elle doit partir d’une identification des activités indispensables à la survie de l’entreprise, commente Julien Dasnoy, Datacenter Infrastructure Consultant chez Anidris x Easi. En procédant à une analyse d’impact  sur l’activité (Business Impact Analysis – BIA), en étroite collaboration avec les métiers du client, on peut délimiter la Minimum Viable Company (MVC), soit les services essentiels à rétablir pour fonctionner, éventuellement en mode dégradé. »

C’est sont en priorité les systèmes et les données garantissant le maintien de ces services essentiels que l’on va répliquer au niveau du Vault. La difficulté, à ce niveau, réside dans l’exigence de prendre en compte l’ensemble des dépendances applicatives. « Une application critique peut nécessiter une base de données, un annuaire ou des services réseau. Tous ces composants doivent être identifiés et intégrés au scénario de reprise, poursuit l’expert. À l’inverse, vouloir restaurer indistinctement l’ensemble du système d’information risque d’allonger les délais de reprise et d’augmenter les coûts liés à la solution. C’est pourquoi le périmètre doit être défini avec précision. »

Une architecture isolée et des responsabilités séparées

Ce n’est qu’à partir de ce moment que l’on peut mettre en œuvre le Vault. Il faut alors établir une architecture séparée, définir les contrôles d’accès ainsi que les modalités de transfert et de protection des copies. Pour mettre en œuvre ces dispositifs, Anidris x Easi s’appuie sur la solution de gestion de données Cohesity, qui apporte notamment les mécanismes de réplication des sauvegardes et de protection par immutabilité. « Au-delà de la mise en œuvre de cette base technologique, il faut aussi veiller à la préparation détaillée de la procédure de récupération. Quels composants reconstruire en premier ? Avec quels comptes et quelles configurations ? Les réponses à ces questions doivent être documentées dans des procédures élaborées avec les administrateurs des systèmes et des applications », explique Pierre Barrier.

Afin de se prémunir contre le risque de sabotage interne, le Vault ainsi que les procédures de restauration doivent aussi être gérés par des équipes distinctes de celles en charge de la production. Anidris x Easi, dans l’accompagnement proposé aux clients, assure la supervision et la gestion des enjeux de restauration.

Tester régulièrement sa capacité à restaurer

Enfin, il est aussi essentiel de tester et de vérifier ces procédures, d’abord sur un composant, puis sur un ensemble de services, jusqu’à la restauration du périmètre essentiel. Cette préparation réduit aussi l’incertitude pour les équipes confrontées au stress d’une crise. « L’exécution des copies se vérifie tous les jours. La capacité à restaurer doit être testée régulièrement, insiste Julien Dasnoy. La supervision doit confirmer que les sauvegardes attendues arrivent dans le Vault, que les copies correspondent au périmètre critique et que les accès restent maîtrisés. »

Et parce que les systèmes d’une entreprise évoluent en permanence, les équipes en charge de la gestion du Vault doivent aussi veiller à maintenir l’environnement à jour, en apportant les correctifs requis, en opérant les changements techniques nécessaires et en accompagnant le cycle de vie des composants. « Une nouvelle application métier ou une dépendance supplémentaire peut modifier les conditions de reprise, commente Pierre Barrier. Nous sommes dès lors en contact régulier avec les clients. »

Un accompagnement de bout en bout

Anidris x Easi associe conseil, expertise en infrastructure et protection des données, mise en œuvre et services de gestion. Sa connaissance des environnements clients permet de relier les priorités métier aux contraintes techniques, puis d’accompagner le dispositif dans la durée, jusqu’à assurer la supervision et la gestion des opérations de restauration.

Le critère de réussite reste concret. « Le véritable résultat qui est attendu, c’est la capacité à restaurer les services », résume Julien Dasnoy. C’est cette capacité, régulièrement éprouvée, qui donne au Vault toute sa valeur.

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